Le tourisme et la conservation de la nature

Secteurs choisis pour la mission entrante en juin 2017

La RDC a de nombreux atouts pour le tourisme qui devraient être exploités : une superficie de 2 345 000 km², plus de 964 sites touristiques viables répertoriés, 57 domaines de chasse, 10 parcs nationaux dont 5 classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’Humanité, 2.635 hôtels, guest-house et gîtes (dont 69 affichant 3 étoiles ou plus) et 873 restaurants (dont plus de 80 jouissent d’une certaine renommée). La RDC dispose de plusieurs aéroports et aérodromes (dont 4 assurant des liaisons internationales, à savoir: Kinshasa, Kisangani, Goma et Lubumbashi).

Les opportunités d’affaires du secteur touristique en RDC concernent principalement:

  • la réhabilitation ou l’aménagement des infrastructures touristiques et des voies d’accès aux sites, y compris l’interconnexion entre les sites touristiques;
  • la construction d’hôtels et de restaurants, cercles récréatifs et ludiques, complexes des foires et de centres modernes d’exposition;
  • la création de sociétés de transport touristiques (compagnies aériennes, fluviales de croisière ou terrestres) et d’exploitation des safaris;
  • la création d’agences de voyage et de tourisme;
  • l’informatisation et le numérique ainsi que la formation des opérateurs du secteur pour la captation des statistiques et des recettes touristiques;
  • la construction des académies et écoles de formation dans tous les segments du tourisme et de l’industrie hôtelière;
  • la conclusion des contrats de réhabilitation, de gestion et d’exploitation des unités et des sites touristiques.

L’Union Européenne finance un programme de 120 millions d’euros pour le développement global et intégral des parcs nationaux de la  Salonga, de l’Upemba, de la Garamba, des Virunga ainsi que de la Reserve de biosphère de Yangambi, en République Démocratique du Congo.

«Dans le parc national des Virunga (Nord-Kivu), ce sont des centrales hydroélectriques, à Yangambi ça sera aussi probablement mixte avec une ou deux centrales hydroélectriques. Dans le parc de la Salonga, il faut retrouver d’autres ressources comme la biomasse et l’énergie solaire », a affirmé mercredi 1er juin 2016 à Radio Okapi, l’ambassadeur de l’UE en RDC, Jean-Michel Dumond.

Ce diplomate de l’UE a indiqué que ce programme entend également préserver l’environnement, la forêt et la biodiversité en RDC.

«Ce programme vise à préserver ce qui est le plus grand massif forestier d’Afrique et deuxième du monde, de développer le tourisme, de développer aussi les agricultures de subsistance non loin des parcs», a poursuivi Jean-Michel Dumond.

Il a également souligné que l’UE compte, à travers ce programme, développer l’agriculture durable qui permettra aux nombreuses familles d’avoir de l’emploi et de lutter contre la faim.

«On pense en premier temps, à des cultures traditionnelles de la région : huile de palme, café, cacao», a conclu l’ambassadeur de l’UE en RDC. C’est la première fois qu’une enveloppe aussi importante est allouée à la gestion des parcs et aires protégées de la RDC.

La directrice du tourisme du parc des Virunga, Julie William, a fait savoir, le lundi 26 septembre 2016 à Goma que le parc national des Virunga a enregistré en 2015 près de 4 000 touristes étrangers. Les

principaux centres d’attraction de ce site sont les gorilles et les volcans, dont celui de Nyirangongo.

Les touristes étrangers déboursent 300 dollars américains (par personne) pour visiter le Volcan Nyiragongo et jusqu’à 400 dollars américains pour voir les gorilles. Cependant la sécurité reste un défi à améliorer.

Le nombre d’hôtels a augmenté de 350% en dix ans à Bukavu (le Sud-Kivu) en passant de 30 à 105. Ceci est le résultat d’une volonté politique des autorités provinciales dans le secteur du tourisme au Sud-Kivu. Sur l’ensemble de la province, le nombre d’hôtels est actuellement de 236 hôtels.

Hormis le secteur hôtelier, d’autres sites touristiques ne sont pas encore aménagés comme les eaux

thermales en territoire d’Uvira et de Walungu, les grottes à chambres multiples à Ikozi (en territoire de Shabunda), sans oublier la forêt d’Itombwe avec sa flore et sa faune diversifiées. Néanmoins, l’insécurité constitue un frein au développement du tourisme au Sud-Kivu.

 

L'Agriculture

La République Démocratique du Congo possède un potentiel agronomique exceptionnel et une superficie de terres agricoles inégalée en Afrique puisque seuls 5 % de ses 80 millions d’hectares de terres arables sont utilisés. L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) estime que la RDC a le potentiel pour produire de quoi nourrir 3 milliards d’individus.

Depuis 2010, l’agriculture contribue plus activement à la croissance. Sa production s’est accrue grâce à la relance des cultures d’exportation (palmier à huile, hévéa et café) et aux cultures vivrières. Leur reprise a été favorisée par la remise en état de dessertes agricoles, les appuis accordés par le gouvernement aux petits exploitants (distribution de tracteurs, d’engrais et de semences améliorées) et le lancement de la campagne agricole en 2012.

Pour diminuer les importations alimentaires, le gouvernement met l’accent sur la transformation locale des ressources agricoles. Des zones économiques spéciales et des parcs agro-industriels seront progressivement implantés pour concrétiser cette politique.

Les infrastructures

La RDC est en pleine reconstruction avec un taux de croissance de 7% en moyenne depuis 2003. Tout est à reconstruire : infrastructures de communication (routes, chemins de fer, ports, aéroports, voies fluviales), infrastructures énergétiques et de production d’eau, hôpitaux, écoles, hôtels et logement sociaux.

La construction et les infrastructures figurent en première priorité du gouvernement. De nombreux travaux sont financés par les bailleurs de fonds (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Union Européenne et coopérations bilatérales).

Certaines firmes multinationales dans des secteurs connexes à la construction (par exemple dans le secteur des mines, des grandes plantations, du pétrole ou du bois) investissent en RDC et ont besoin de sous-traitants pour une série de travaux de construction : logement pour les travailleurs, nouvelles usines à construire, nouvelles routes à faire, aménagement des ports et des aéroports.

 

L'énergie

La RDC est dotée de ressources hydroélectriques évaluées à 100.000 MW, soit plus du tiers du potentiel africain mais malheureusement le taux d’accès de la population à l’électricité n'est que de 9%, avec de fortes disparités entre les milieux urbains (35%) et ruraux (1%). Les provinces les mieux équipées sont celles du Bas-Congo, de Kinshasa, du Katanga et de la Province Orientale.

Après des années de mauvaise gestion et de manque d’investissement, les centrales électriques existantes en RDC sont dans un état critique. La puissance disponible n’était que de 1250 mégawatts en 2012, alors que la demande s’affichait à 2.600 MW. Compte tenu de la croissance de la population et de la montée en puissance des activités, la demande atteindra 3.100 MW en 2015 et 5.100 MW en 2020, dont 2.300 MW pour les activités minières.

La politique énergétique vise à restructurer le secteur (réforme de la SNEL (Société Nationale d’Electricité) et nouvelle loi sur la libéralisation de l'énergie) et à augmenter l'offre en énergie. Le gouvernement a fixé l’objectif de doubler la desserte en électricité entre 2012 et 2016. Il sera atteint grâce à des projets de réhabilitation et de construction de nouvelles centrales hydroélectriques, réalisés pour certains dans le cadre de partenariats public-privé, en particulier avec les sociétés minières.

Les mines

La gamme très étendue de ressources minérales est évaluée à plus de mille substances, dont une vingtaine de minerais stratégiques dans le monde moderne: la deuxième réserve de cuivre du monde, un quart des réserves mondiales d'or, 30% de celles de diamant, plus de 80 % de celles de cobalt et du coltan.

Au cours des dernières années, le secteur a enregistré l'arrivée de nombreux opérateurs. L'exploration s'est intensifiée, les productions ont substantiellement augmenté, particulièrement dans le bassin minier du Katanga.

Le transport

La mobilité en RDC est l'un des plus importants défis que le pays est appelé à relever pour s'assurer un développement durable. Chaque mode de transport, qu’il soit routier, lacustre et fluvial, ferroviaire ou aérien, offre un énorme potentiel de développement.

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