Conjoncture économique

Les réformes structurelles engagées par la Nouvelle-Zélande, au cours des quinze dernières années, lui ont permis de devenir un marché largement ouvert au monde. Mais ce marché reste de petite taille (4,3 millions d’habitants) et éloigné des grands courants d’échanges. Le PIB de la Nouvelle- Zélande a chuté suite au ralentissement de l'économie mondiale. Le pays a affiché dix huit mois de croissance négative avant que le PIB ne se stabilise puis reprenne sa croissance en 2010, notamment grâce à la mise en place d'une politique monétaire efficace (baisse du taux directeur de 8,25 % à 2,5 %), d’une politique fiscale incitative et d’une forte augmentation du solde migratoire qui a stimulé la demande intérieure.

Une petite reprise a été enregistrée dans les secteurs de l’immobilier et des services aux entreprises  grâce à un plan de relance ciblant en particulier l’emploi, l’éducation, le tourisme, les télécommunications, le bâtiment et les infrastructures.

L’activité a été fortement influencée par le dynamisme du secteur primaire, en particulier les industries de la pêche, forestières et minières. Les facteurs de croissance de l'économie néo-zélandaise sont traditionnellement la demande domestique et les exportations. Le PIB par habitant est en train de rattraper celui des principales économies d'Europe de l'Ouest (38.227 USD en 2011) mais le chômage est reparti à la hausse suite à la crise (6,4% en 2011). Néanmoins, en 2012, la demande domestique ne devrait pas atteindre les niveaux « d’avant la crise financière » car les ménages restent prudents et se concentrent sur l’épargne et le paiement de leurs dettes.

Le pays a été frappé par deux tremblements de terre de forte intensité en décembre 2010 et en février 2011 dont les coûts de reconstruction ont été estimés à plus de 20 milliards de dollars néo-zélandais. Les conséquences de ces deux tremblements de terre dévastateurs retarderont encore la reprise et rendent les perspectives très incertaines. Début 2011, le pays a connu une forte appréciation de sa monnaie, ce qui a eu comme conséquence une augmentation du coût de la vie.

 Le taux d'inflation a également augmenté pour atteindre une moyenne annuelle de 5,3% sur l'année 2011. Cependant, les retombées économiques de la coupe du monde de rugby, le plus grand événement sportif jamais tenu en Nouvelle-Zélande qui s'est déroulé en septembre / octobre 2011, devraient permettre au pays d'afficher un taux de croissance de plus de 3% sur l'année 2012.

En conclusion, l’économie se trouve aujourd’hui confrontée à des difficultés dues à l’association des déficits extérieurs et d’un endettement international important, d’un taux de change surévalué, d’un coût du capital élevé et d’une croissance déséquilibrée. Mais il y a une réelle prise de conscience de ces problèmes de la part du gouvernement qui continue ces efforts pour les régler un à un.

Principaux secteurs de l’économie

La Nouvelle-Zélande est l'une des plus petites économies de l'OCDE qui continue à être très dépendante des produits agricoles. Du fait de son système agricole particulièrement efficace, le pays est fortement dépendant de ses exportations qui concernent principalement le lait et la viande, ainsi que les produits issus des industries forestières, de l’horticulture et de la pêche.

Le pays totalise 2% de la production mondiale de produits laitiers. La Nouvelle-Zélande a aussi une industrie viticole florissante. Le pays dispose de nombreuses ressources naturelles, en particulier du gaz, du pétrole et du charbon. De plus la production d'énergie hydroélectrique est également considérable.

Le secteur industriel représente un quart du PIB et emploie près de 20% de la main d'oeuvre. Parmi les principales industries du pays, on retrouve l'agroalimentaire, le textile et les équipements de transport.Certaines industries de fabrication, dont beaucoup n'avaient été établies que dans un climat de substitution aux importations, avec des tarifs et des subventions élevées, comme par exemple l'assemblage automobile, ont complètement disparu et l'importance de la fabrication au sein de l'économie décline de manière générale.

Le secteur des services compte pour plus des deux tiers du PIB et de la main-d'oeuvre. Le tourisme, en forte croissance ces dernières annnées, est le deuxième secteur économique du pays. Ce secteur emploie plus de 10% de la population et est l'une des plus importantes sources de devises du pays. Le commerce de détail et de gros, le secteur de la restauration et de l'hôtellerie sont des composantes majeures de l'économie néo-zélandaise, comptant pour près de 25% du secteur des services. La qualité des infrastructures de transport joue un rôle essentiel dans le développement économique du pays.

Les investissements

La Nouvelle-Zélande est aujourd’hui un pays agricole très compétitif, tourné vers l’exportation (60% des exportations du pays sont assurées par le secteur agricole - dont 21% par le lait). Les investissements étrangers occupent une place importante dans l’économie du pays. Les stocks d’IDE atteignaient 69,5% du PIB 2009, soit un ratio très supérieur à la moyenne mondiale, de 27,9%. En 2010, les stocks d’IDE avaient atteint 70.1 milliards USD avec l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni détenant plus de 65% de ces stocks

Dans les années 1990, seules la Belgique et l'Irlande avaient eu un plus grand flux d’entrées d'IDE (en pourcentage du PIB) que la Nouvelle-Zélande. Le stock d’IDE de la Nouvelle-Zélande, par rapport au PIB, est presque le double de celui de l'Australie et le Canada réunis, et trois fois plus grand que celui des pays scandinaves. La plupart des flux d'IDE en direction de la Nouvelle-Zélande proviennent d'Australie, du Royaume-Uni,  des États-Unis et des Pays-Bas.  Le Japon, les pays de l'APEC et le reste de l'Europe sont de petits investisseurs en Nouvelle-Zélande. Le flux d’IDE a atteint 8.1 milliard d’USD en 2007, un chiffre qui a mis la Nouvelle-Zélande sur la 45ème place dans le classement mondial des pays attractifs en termes d'IDE, avec 0,34% de l'IDE dans le monde.  

Mais avec la crise, les flux d'IDE ont tournés court, principalement en raison de la diminution des importations de biens.  En 2010, le pays a enregistré un flux d’IDE de 561 millions USD. Ce qui est une baisse considérable, mais malgré cela, le pays maintient un haut niveau d'attractivité et les flux d'investissement devraient commencer à augmenter à nouveau en 2012.

La réglementation néo-zélandaise de surveillance des investissements étrangers est libérale par rapport aux normes internationales. Il n'y a aucune restriction que ce soit sur ​​les mouvements de fonds vers ou en dehors de la Nouvelle-Zélande, ou sur le rapatriement des bénéfices. Et il n’y a pas de mesures de rendement supplémentaires imposées aux entreprises à capitaux étrangers. Le gouvernement met tout en place pour faciliter l’investissement étranger et la création d’entreprises étrangères. Le rapport 2012 de la Banque Mondiale sur "la facilité de faire des affaires" classe la Nouvelle Zélande au troisième rang mondial

Le Commerce extérieur

La petite taille et l’éloignement géographique de la Nouvelle-Zélande font du commerce extérieur un élément essentiel dans l’économie néo-zélandaise. C’est l’une des économies les plus ouvertes au monde. La part du commerce extérieur dans son PIB représente plus de 60%. L’économie du pays est axée sur le commerce, avec des exportations de biens et de services représentant 33% de la production totale.

 Les exportations de marchandises au départ de Nouvelle-Zélande ont été évaluées à 47,7milliards NZD pour l'exercice 2011, en ​​hausse de 9% par rapport à l’exercice précédent. Les plus fortes augmentations de valeur des exportations étaient dans les produits laitiers et de la sylviculture. La valeur totale des importations du pays pour l'exercice 2011 était de 44.3 milliards NZD, en hausse de 10.7% par rapport à l'exercice 2010. Les plus fortes hausses à l'importation étaient en combustibles, huiles minérales, machines et véhicules.

 Fin juin 2011, la balance commerciale atteint un surplus de 999 millions NZD, en dépit de l'appréciation du dollar néo-zélandais. Cette situation est due à  l'augmentation des exportations de lait et à la baisse des prix et du volume des importations. Les principales exportations du pays sont les produits laitiers, la viande, la laine, les machines, les fruits et les arachides. Les produits les plus importés sont les véhicules, les machines, les carburants minéraux et pétroliers, les équipements électriques et électroniques et les plastiques.

 Les principaux partenaires commerciaux (tant pour les importations que les exportations) sont l'Australie (la marchandise circule librement entre les deux pays), les États-Unis, le Japon, la Chine, la Corée et le Royaume-Uni. Néanmoins l’insertion de la Nouvelle-Zélande dans la région Asie-Pacifique se renforce. Cela se traduit par des traités commerciaux forts avec les pays de ASEAN et de l’APEC.

Les principaux partenaires

Quatorze du top 20 des marchés d'exportations de la Nouvelle-Zélande, sont membres de l'APEC, y compris les trois plus grandes économies dans le monde - les États-Unis, le Japon et la Chine. La région de l'APEC compte pour 70% du total des échanges commerciaux de la Nouvelle-Zélande et pour 60% des investissements étrangers directs. Une coordination étroite avec les économies de l'APEC est vitale pour la prospérité future de la Nouvelle-Zélande.

L'Australie demeure le partenaire commercial numéro un de la Nouvelle-Zélande. Les principaux produits d’exportations vers l’Australie sont les combustibles minéraux pour une évaluation d’un peu moins de 2,5 milliards NZD (croissance annuel de 36%).Les combustibles minéraux représentent 22,7% des exportations néo-zélandaises vers l'Australie. Le pétrole brut en constitue une grande majorité (2,2 milliards NZD). Les exportations d'aluminium, d’engrais, de produits céréaliers et laitiers ont baissé d’environ 20 millions NZD en 2011. En ce qui concerne les produits importés d’Australie, il s’agit principalement de véhicules, avec des importations évaluées à 442 millions NZD (baisse annuelle de 2%). Les véhicules constituent 6,2% des importations totales de l’Australie.

La Chine est le deuxième partenaire économique de la Nouvelle-Zélande.Les produits laitiers sont les produits à  l’exportation vers la Chine les plus importants.Les exportations de produits laitiers ont augmenté de 346 millions de dollars NZ pour atteindre un peu moins de $NZ 2,2 milliards en 2011. Les produits laitiers constituent 37% des exportations totales vers la Chine en 2011.Les machines et engins électriques sont les deux plus grands produits d'importation en provenance de Chine et ce pour une valeur de plus de 2.5 milliards de dollars NZ. Ces deux produits d'importation ont connu une croissance annuelle de 9% et 16% respectivement.

 

LEurope des 27, est le troisième partenaire économique de la Nouvelle-Zélande. La viande est le plus important produit d’exportation vers l’Europe. Cette viande a constituée 40% des exportations vers l’Europe et ce pour une valeur de 2.05 milliards NZD. Les produits laitiers et les exportations de laine vers l'UE-27 ont également connu une forte croissance (de plus de 20%) pour atteindre 435
millions NZD et 230 millions NZD respectivement. A coté de cela, les exportations de navires vers l’UE ont connu une chute de plus de 50 millions de dollars pour tomber à 20 millions NZD. Les machines et véhicules sont les deux plus grands produits d'importation en provenance de l'UE-27. A eux deux, ces produits constituent 35% du total des importations néo-zélandaises en provenance de l'UE-27. Ces deux groupes de produits ont eu une croissance de plus de 10% en 2011.

 

Les pays de membres de l’ASEAN sont le quatrième partenaire économique de la Nouvelle-Zélande. En 2011, plus de la moitié des exportations vers ces pays sont des produits laitiers et ce pour une valeur de plus de 2.3 milliards NZD (6,4% de croissance). L’exportation de viande a quant à elle chuté de plus de 60 millions pour arriver à 316 millions NZD. L’exportation de combustibles minéraux a aussi connu une forte baisse en 2011, la valeur de ces exportations est tombée à 400 00 NZD (chute de 99%). Quand aux importations en provenance des ASEAN, elles portent principalement sur du pétrole et le biodiesel (41% du total des importations) ainsi que sur les véhicules automobiles.

 

Les Etats-Unis sont le cinquième partenaire économique de la Nouvelle-Zélande. Les exportations comprennent principalement de la viande (28%) mais aussi du bois (17%).Quand aux importations, elles concernent principalement le secteur de l’aviation. En 2011, le pays a importé des avions et des pièces détachées pour une valeur 911 millions NZD

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