La Guinée est une merveille géologique: le pays dispose d’un très riche potentiel économique (un quart des réserves mondiales de bauxite pour un montant de 7.4 milliards de tonnes, de l’or, du fer, du diamant, du manganèse).

Le pays connait une reprise graduelle de la croissance après Ebola qui a fait 11 000 morts dans les trois pays: Sierra Leone, Liberia et Guinée en 2014 et 2015.

Les pertes liées à l’épidémie ont été estimées par la Banque Mondiale entre 0.7 et 2.3 points du PIB durant ces deux années selon le pays touché.

2016 se profile comme une année de reprise graduelle: Après une progression de 0.01% du PIB en 2015 une augmentation de 3.9% de moyenne est espérée en 2016-2017 grâce à plusieurs projets d’envergure:

1. L’inauguration du barrage Kaleta (240mw), financé par les chinois, développée sous maitrise d’ouvrage publique, qui devrait doubler la capacité énergétique du pays l’horizon 2020.

2. Les autorités guinéennes vont développer le projet du barrage de Souapiti (550mw) à travers un mécanisme de Partenariat Public Privé avec le groupe China International Water and Electric Corporation. Les travaux ont débutés mais le financement doit encore être finalisé (actualité du mai 2016). Les études de faisabilité ont été financées par la Banque Mondiale. L’achèvement du barrage pourrait permettre à la Guinée d’exporter de l’électricité vers le Sénégal et la Gambie.

3. L’entrée en production fin 2015 d’une nouvelle mine de bauxite, exploitée par les chinois (Hongqiao Group).

4. Investissements dans le cadre du projet Simandou qui vise:

  • A créer un accès à l’un des plus grands gisements de fer inexploités au monde;
  • A construire une nouvelle voie de chemin de fer reliant le Sud-Est de la Guinée à la côte (650km);
  • A construire un nouveau port en eaux profondes.

5. Une hausse attendue des salaires qui devrait relancer la consommation intérieure malgré la hausse des prix.

6. Possibilité de rouvrir la raffinerie d’aluminium Friguai ainsi que la mine de bauxite Dian-Dian EN 2017.

7. En 2015 des travaux ont débuté pour la pose de 4000 km de fibre optique. 

Le PIB est composé en 2014 des secteurs:

  • Primaire (agriculture):20%
  • Secondaire (industrie):38%
  • Tertiaire (services):42%

Le taux d’inflation risque de passer de 8% en 2016 à 9.4% en 2017.

Les principaux clients de la Guinée en 2015 sont l’Inde, l’Espagne, l’Irlande et l’Allemagne.

Les principaux produits exportés en 2014 sont l’or (54% du total), la bauxite (37% du total), le diamant (3%).

Les principaux fournisseurs de la Guinée en 2015 sont la Chine, les Pays-Bas, l’Inde et la France.

Les principaux produits importés en 2014 sont les biens d’équipements (45% du total), les produits pétroliers (21%), les biens intermédiaires (18%) et les produits alimentaires, boissons et tabacs (12%).

Source : Economic Intelligence Unit Limited 2016.

Situation économique

L’économie guinéenne se relève lentement de l’épidémie d’Ebola et de la chute des prix des matières premières qui l’ont frappée de plein fouet en 2014 et 2015. La croissance du PIB a atteint 6,6 % en 2016, grâce à la hausse de la production de bauxite et d’or, et de la bonne résistance affichée par l’agriculture. En dépit de la stagnation persistante des services et des industries manufacturières dans le sillage de la crise Ebola, les projections tablent sur une croissance du PIB de 6,7 % pour 2017. Après la conclusion d’un programme de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international (FMI), des négociations sont actuellement en cours un nouveau programme.

La situation des finances publiques s’est améliorée en 2016: le déficit budgétaire de la Guinée, qui s’était creusé à 8,1 % du PIB en 2015, a été ramené à 1,4 % en 2016. Les recettes publiques (sans compter les dons) ont grimpé à 15 % du PIB en 2016, contre 13,7 % en 2015. Cette amélioration est le fruit des mesures adoptées pour mieux mobiliser les recettes intérieures, conjuguées à une réduction des dépenses publiques. Les autorités ont cependant veillé à préserver les dépenses en faveur des ménages pauvres, comme en témoigne la part accordée à la santé dans le budget de l’État, qui est passée de 2,5 % en 2015 à 4 % en 2016. Le déficit budgétaire devrait se situer à 2,8 % du PIB en 2017. Le taux d’inflation pourrait atteindre 8,5 % en 2017 (contre 8,2 % en 2015), en raison de la dépréciation du franc guinéen et de la hausse des prix intérieurs. 

Selon l’analyse de la viabilité de la dette réalisée par la Banque mondiale et le FMI, la Guinée est exposée à un risque modéré de surendettement et une plus grande vulnérabilité. Les équipes de la Banque mondiale et du FMI collaborent étroitement avec les autorités guinéennes pour que tous les prêts contractés en 2017 et par la suite aient un caractère fortement concessionnel et un effet marqué sur le développement.

En 2017, l’économie guinéenne a été confrontée à deux risques majeurs: le pays a dû, d’une part, maintenir le cap des réformes macroéconomiques et budgétaires, et, d’autre part, assurer la stabilité sociale et politique.

La Guinée doit par ailleurs faire face à la suspension du projet minier de Simandou. Ce projet ambitieux d’un montant de 20 milliards de dollars devait permettre d’exploiter et de commercialiser sur le marché international un minerai de fer de qualité supérieure et de créer 50 000 emplois. En juillet 2016, la principale partie prenante du projet, la société Rio Tinto, a fait part de sa décision de réduire ses activités à Conakry et en Guinée plus généralement. En octobre 2016, Rio Tinto a annoncé la signature d’un accord non contraignant avec le groupe public chinois Chinalco concernant la vente de sa participation au projet.

Source : banquemondiale.org/fr/country/guinea/overview/mise à jour: 05 oct. 2017

Retour en haut back to top