Situation économique actuelle

L’économie géorgienne est basée sur l’agriculture vivrière qui occupe presque 50 % de la population active et contribue au PIB à hauteur de 10 %. Le niveau du développement technologique de l’industrie est plutôt bas avec une part au PIB de près de 10 %. Le pays fut impacté par la crise économique des années 2015-2016 qui a touché ses principaux partenaires commerciaux dans l’ancien espace soviétique (Russie, Arménie, Ukraine, Azerbaïdjan).
Cependant le développement économique est resté stable et affiche actuellement une tendance positive.
La croissance du PIB en 2018 s’est accélérée plus qu’escompté et est estimée à 5,5 % (contre 4,3 % en 2017). Cela est dû notamment à l’augmentation du poids des exportations et des revenus du tourisme. L’inflation a chuté en 2018 plus que prévu, à environ 2,8 %. La dette extérieure et le chômage sont élevés (12 % selon les données officielles et environ 40 % dans les zones rurales). 

La Géorgie demeure une économie en transition avec un PIB faible par habitant (environ
3600 euros). Si le pays veut améliorer sa performance économique et la compétitivité internationale, il doit entreprendre des réformes structurelles. Notamment, moderniser l’agriculture, améliorer la formation professionnelle et diminuer la dollarisation de son secteur financier.

 

Orientations de la politique économique

Le gouvernement géorgien poursuit la réalisation des 4 priorités pour la période 2016-2020 formulées début 2016 :

  • l’économie ;
  • l’éducation ;
  • l’aménagement du territoire ;
  • l’administration publique.

D’autres accents, comme la croissance inclusive (pauvreté rurale) et l’économie verte, ont été introduits avec l’arrivée au poste du Premier Ministre de Mamouka Bakhtadze en juin 2018.

Depuis de nombreuses années, le gouvernement œuvre pour une conjoncture économique propice à l’entreprenariat qui permettrait d’attirer des investissements de l’étranger. Les taux d’imposition pour les entreprises sont très bas, les procédures de création d’entreprises faciles et les règlementations relatives au séjour des étrangers très généreuses. En 2018, la Banque mondiale a placé la Géorgie en 6e position (sur 190 pays) dans son classement «Doing Business».

La Géorgie mène une lutte efficace contre la corruption dans l’appareil gouvernemental. En 2018, elle se situait à la 41e place sur 180 pour l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International.

La Géorgie a décidé de se tourner politiquement et économiquement vers l’Union européenne et les États-Unis qui aujourd’hui lui prêtent main forte dans le renforcement des capacités dans de nombreux domaines (droit, économie, gestion). En 2014, le pays a signé l’accord d’Association avec l’Union européenne qui comprend un Accord de libre-échange approfondi. Il oblige la Géorgie à adapter sa législation aux normes européennes dans de nombreux domaines : la politique de concurrence, les restrictions commerciales, les mesures sanitaires et phytosanitaires, la protection de la propriété intellectuelle. En retour, les producteurs géorgiens obtiennent un libre accès au marché européen.

En 2016, le gouvernement a adopté une réforme fiscale, selon laquelle les bénéfices des sociétés sont taxés uniquement lorsqu’ils sont distribués (modèle estonien). En avril 2017, le FMI a accordé à la Géorgie une Facilité de crédit élargie de 285 millions USD sur 3 ans.

Commerce extérieur

En 2018, le bilan du commerce extérieur reste négatif en Géorgie (- 63 %). Le chiffre d'affaires du commerce extérieur a augmenté en 2017 par rapport à l’année précédente et a atteint 12,5 milliards USD. Si la Géorgie a importé pour 9,1 milliards USD, elle n’a exporté que pour 3,3 milliards USD.

Les principaux clients de la Géorgie sont la Zone Euro, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, l’Arménie, la Turquie. La Géorgie a signé des accords de libre-échange avec la Chine en 2016 et avec la Turquie en 2007.

Parmi les biens exportés, on retrouve surtout des métaux (cuivre et ferro-alliages), des noix, des fruits, du thé, du vin et des véhicules.

Obstacles à l’amélioration des exportations : la quantité réduite et la gamme de produits d’exportation, leur forte dépendance des fluctuations des prix sur les marchés mondiaux, la proportion élevée des échanges avec les pays de l’ex-URSS, absence des contrôles de qualité et faible compétitivité face aux pays européens.

Les principaux fournisseurs de la Géorgie sont Zone Euro, la Turquie, la Russie, la Chine et l’Azerbaïdjan. Le pays est tributaire de l’importation de la plupart des biens industriels, du gaz et du pétrole. Il importe également les équipements électroniques et les produits pharmaceutiques.

 

Développement des infrastructures

Une des priorités du gouvernement consiste à transformer le pays en couloir de communication entre la Chine, l’Asie centrale et l’Europe et la Turquie. C’est pourquoi la Géorgie développe activement l’axe routier est-ouest. Parmi les projets les plus importants – l’autoroute Tbilissi-Batoumi et le nouveau port en eaux profondes Anaklia à la mer Noire, dont la construction a commencé fin 2017 et la première phase devrait être achevée fin 2020. 

Grâce au développement des infrastructures, la Géorgie espère encourager le développement des régions montagneuses et attirer des touristes étrangers. Le tourisme et la construction sont des piliers de la croissance économique géorgienne.

Investissement direct étranger

La Géorgie est leader en la matière dans la région. En 2018, les IDA ont atteint environ 11 % du PIB, principalement dans les secteurs des transports et des communications, de l’énergie et de la construction.

Le pays se distingue par un grand potentiel hydroélectrique. Des IDA pourraient permettre à la Géorgie de couvrir ses propres besoins et d’exporter de l’énergie, mais également d’attirer des industries particulièrement énergivores.

Parmi les projets d’investissement stratégiques demeurent les gazo et oléoducs de la mer Caspienne à travers la Géorgie vers l’Europe.

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