1. Régime politique

L’Espagne, est une monarchie parlementaire constitutionnelle.
 
Le roi d’Espagne est Felipe VI. Il est monté sur le trône le 19 juin 2014.
 
Président du Gouvernement (Premier Ministre) : Mariano Rajoy, président du Parti Populaire (PP), après les élections législatives du 20 novembre 2011.   
 
Les prochaines élections législatives sont prévues le dimanche 20 décembre 2015.

2. Les institutions

Le pouvoir exécutif :

Le Roi est le chef de l'État et le commandant en chef de l'armée ; son rôle est surtout cérémoniel. A la suite des élections législatives, le président du parti ou de la coalition majoritaire est nommé Premier Ministre par le Souverain puis élu par le parlement pour un mandat de quatre ans.

Le Premier ministre est le chef du Gouvernement. Il est aussi appelé Président du Gouvernement. Il détient le pouvoir exécutif, qui comprend l'exécution de la loi et la direction des affaires courantes du pays.

Le Conseil des Ministres est nommé par le roi sur la recommandation du Premier ministre.

Il y existe aussi un Conseil d'État qui joue le rôle de l'organe consultatif suprême du Gouvernement. Mais ses recommandations ne sont pas obligatoires.

Le Président de chaque Communauté Autonome est issu du parti ou de la coalition majoritaire gagnant des élections des Parlements des Autonomies qui se déroulent tous les 4 ans. Le Président forme un gouvernement dont les « ministres » sont désignés sous le titre de  consejeros  et secondés par un cabinet et des directeurs généraux, etc. qui sont en charge de chacun des Départements coiffant les secteurs pour lesquels la Communauté Autonome a compétence en substitution de l’État espagnol (Administration unique).

Le pouvoir législatif est bicaméral.

Le Parlement, appelé Cortes Generales, est constitué :

·         du Sénat qui compte 264 sièges. Il a une fonction de représentation territoriale (communautés autonomes et départements). Les sénateurs sont élus au suffrage universel pour 4 ans ;

·         du Congrès des Députés qui compte un minimum de 300 sièges et un maximum de 400 (actuellement 350). Les députés sont élus pour 4 ans au suffrage universel à partir de circonscriptions départementales.

La branche de l'exécutif du Gouvernement dépend directement ou indirectement du soutien du parlement, souvent exprimé par un vote de confiance.

Le pouvoir législatif appartient à la fois au Gouvernement et aux deux chambres du Parlement. Le Premier ministre n'a pas l'autorité pour dissoudre directement le Parlement, mais il peut en recommander la dissolution au roi.

Les citoyens espagnols bénéficient de droits politiques considérables.

Les 17 communautés autonomes ont également un pouvoir législatif, exercé par leur Parlement.

3. Les principaux partis politiques

Bien que l'Espagne ait un système multipartiste, dans les faits, il y a avant tout deux partis dominants.

Les partis régionaux peuvent être puissants au sein des communautés autonomes, ce qui les rend indispensables pour faire des gouvernements de coalition.

Les deux partis les plus importants du pays sont :

·         le PSOE (Parti Socialiste des Travailleurs Espagnols), un parti démocrate socialiste, le second par l'ancienneté ;

·         et le PP (Parti Populaire), il s'agit du plus grand parti libéral conservateur d'Espagne.

Les autres partis importants sont :

·         L'IU (Gauche unie), une coalition de partis de gauche autour du PCE (Parti Communiste Espagnol) 

·         Le CiU (Convergence et Union), un parti conservateur et nationaliste basé en Catalogne, qui soutient l'économie de marché ;

·         Le PNV (Parti Nationaliste Basque), un parti politique de centre-droit basé au Pays-Basque.

4. Le Gouvernement actuel

-Président du Gouvernement : Mariano Rajoy Brey

 

-Vice-présidente du Gouvernement : María Soraya Sáenz de Santamaría Antón

 

-Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération : José Manuel García-    

 Margallo y Marfil

 

-Ministre de la Justice : Alberto Ruiz-Gallardón Jiménez

 

-Ministre de la Défense : Pedro Morenés y Álvarez de Eulate

 

-Ministre des Finances et des Administrations publiques : Cristóbal Ricardo    

 Montoro Romero

 

-Ministre de l'Intérieur : Jorge Fernández Díaz

 

-Ministre de l'Équipement : Ana María Pastor Julián

 

-Ministre de l'Éducation, de la Culture et des Sports : José Ignacio Wert Ortega

 

-Ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale : María Fátima Báñez García

 

-Ministre de l'Industrie, de l'Énergie et du Tourisme : José Manuel Soria López

 

-Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement : Isabel García 

 Tejerina

 

-Ministre de la Présidence : María Soraya Sáenz de Santamaría Antón

 

-Ministre de l'Économie et de la Compétitivité : Luis de Guindos Jurado

 

-Ministre de la Santé, des Services sociaux et de l'Égalité : Ana Mato Adrover

 

-Porte-parole du Gouvernement : María Soraya Sáenz de Santamaría Antón

5. Ligne de politique économique espagnole

L’économie espagnole est dans une phase de récession plus solide que la plupart des autres pays.

Le gouvernement a mis en place un programme de réforme structurelle efficace, notamment du marché du travail, auquel il a apporté plus de souplesse.
 
En septembre 2014, le Gouvernement a publié son projet de budget pour 2015.  Les points principaux de celui-ci sont une série de réductions fiscales qui ont été annoncées en 2014.
 
Comme prévu, les plans de réforme fiscale sont moins ambitieux que les réformes du marché du travail opérées plus tôt.  Les plans du Gouvernement se concentrant essentiellement sur des coupes budgétaires dans les taxes directes pour les contribuables et les entreprises sans toucher à la TVA comportant de (trop) nombreuses exemptions au taux de 21 %.
 
 

6. Les élections européennes de 2014

L’Espagne a envoyé 54 députés au Parlement, en 2014.

Ce sont les deux partis les plus populaires d’Espagne qui sont arrivés en tête des élections espagnoles, occupant à eux seuls 30 des 54 sièges espagnols.

Le Parti populaire (PP) pour l’affiliation PPE (Parti populaire européen) a obtenu 26,06 % et 16 sièges.

Le Parti socialiste ouvrier (PSOE) pour le S&D (Socialistes et démocrates) a récolté 23,00 % des suffrages exprimés et 14 sièges.

Le Izquierda Unida (IU) pour GUE/NGL et Verts/ALE (Alliance libre européenne) a  obtenu 9,99 % et 6 sièges.

7. Elections régionales

Pays Basque 22/10/2012

Le 22 octobre 2012, ont eu lieu les élections du Parlement Basque. Le Parti Nationaliste Basque (PNV) a été le vainqueur de ces élections, avec à sa tête Iñigo Urkullu. Après une parenthèse de 3 ans, avec le parti socialiste, le Parlement Basque est à nouveau dirigé par les nationalistes,  avec 27 sièges au Parlement. La deuxième force politique représentée par EH Bildu (nationaliste de gauche) a 21 représentants au sein du nouveau Parlement, alors que le PSE (parti Socialiste) en a 16, et le PP (parti populaire) : 10.
 
Catalogne 25/11/2012
 
Les élections régionales catalanes ont été organisées le 25/11/2012, à la suite de la décision du Président catalan Artur Más (CIU , Convergencia i Unió) , d’anticiper la consultation électorale, en cours de mandat.
 
Au cours de l’année 2012, quelques mouvements sociaux ont été marqués de nationalisme catalan (la manifestation massive lors de la fête nationale catalane le 11/09 étant la plus révélatrice). Le Gouvernement en place et son Président Artur Más, leader de CiU ont lancé une campagne engagée sur les arguments régionalistes (autofinancement, gestion et budget plus autonomes par rapport à l’état central-fédéral, voir «autodétermination» si rejeté, etc..).
 
Les résultats 2012 peuvent s’interpréter sous plusieurs angles. CiU reste la 1ère force (30,68 %) mais est sanctionnée par rapport à 2010. Les votes catalans ont renforcé le parti «nationaliste» ERC Esquerra (atteint 13,69 %), mais notons également que les voix de la population se sont aussi réparties entre d’autres formations moins régionalistes, plus à gauche (hors PSC-socialistes catalans, 14,44 %), tels que IVC (verts, 9,90 %) et C’s (parti citoyen, 7,58 %).
 
Le référendum sur l'autodétermination de la Catalogne, ou référendum sur l'indépendance de la Catalogne aurait dû être organisé le 9 novembre 2014.
 
Le 13 octobre 2014, Artur Mas, président du Gouvernement régional catalan, estime que les garanties légales sont insuffisantes pour maintenir ce projet de référendum.
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