1. Régime politique

L’Espagne, est une monarchie parlementaire constitutionnelle.

Le roi d’Espagne est Felipe VI. Il est monté sur le trône le 19 juin 2014.

Président du Gouvernement (Premier Ministre) : L'actuel titulaire du poste est, depuis le 2 juin 2018, le socialiste Pedro Sánchez.

Les élections générales espagnoles de 2019 ont eu lieu le 28 avril 2019 afin d'élire les 350 députés et 208 des 266 sénateurs de la XIIIe législature des Cortes Generales.

Ce scrutin est convoqué par le président du gouvernement socialiste Pedro Sánchez huit mois après son arrivée au pouvoir, consécutive à l'adoption d'une motion de censure. Initialement prévues pour juillet 2020, ces élections ont lieu de manière anticipée quinze mois avant le terme naturel de la XIIe législature, à la suite du rejet par le Congrès des députés du projet de loi de finances pour l'année 2019.

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SOURCE  http://www.exteriores.gob.es

2. Les institutions

Le pouvoir exécutif :

Le Roi est le chef de l'État et le commandant en chef de l'armée ; son rôle est surtout cérémoniel. A la suite des élections législatives, le président du parti ou de la coalition majoritaire est nommé Premier Ministre par le Souverain puis élu par le parlement pour un mandat de quatre ans.

Le Premier ministre est le chef du Gouvernement. Il est aussi appelé Président du Gouvernement. Il détient le pouvoir exécutif, qui comprend l'exécution de la loi et la direction des affaires courantes du pays.

Le Conseil des Ministres est nommé par le roi sur la recommandation du Premier ministre.

Il y existe aussi un Conseil d'État qui joue le rôle de l'organe consultatif suprême du Gouvernement. Mais ses recommandations ne sont pas obligatoires.

Le Président de chaque Communauté Autonome est issu du parti ou de la coalition majoritaire gagnant des élections des Parlements des Autonomies qui se déroulent tous les 4 ans. Le Président forme un gouvernement dont les « ministres » sont désignés sous le titre de  consejeros  et secondés par un cabinet et des directeurs généraux, etc. qui sont en charge de chacun des Départements coiffant les secteurs pour lesquels la Communauté Autonome a compétence en substitution de l’État espagnol (Administration unique).

Le pouvoir législatif est bicaméral.

Le Parlement, appelé Cortes Generales, est constitué :

·         du Sénat qui compte 264 sièges. Il a une fonction de représentation territoriale (communautés autonomes et départements). Les sénateurs sont élus au suffrage universel pour 4 ans ;

·         du Congrès des Députés qui compte un minimum de 300 sièges et un maximum de 400 (actuellement 350). Les députés sont élus pour 4 ans au suffrage universel à partir de circonscriptions départementales.

La branche de l'exécutif du Gouvernement dépend directement ou indirectement du soutien du parlement, souvent exprimé par un vote de confiance.

Le pouvoir législatif appartient à la fois au Gouvernement et aux deux chambres du Parlement. Le Premier ministre n'a pas l'autorité pour dissoudre directement le Parlement, mais il peut en recommander la dissolution au roi.

Les citoyens espagnols bénéficient de droits politiques considérables.

Les 17 communautés autonomes ont également un pouvoir législatif, exercé par leur Parlement.

3. Les principaux partis politiques

En nette progression, le Parti socialiste arrive en tête des suffrages au Congrès des députés, où il obtient une majorité relative des sièges, ainsi qu'au Sénat, où il décroche la majorité absolue.

Le Parti populaire, en tête du précédent scrutin, est en fort recul et perd la moitié de ses sièges.

Il est talonné par Ciudadanos, qui devient la troisième force politique du pays au détriment d'Unidas Podemos, en recul.

Vox est considéré comme le second vainqueur de ces élections, le parti faisant son entrée au Congrès et devenant la cinquième force politique du pays. C'est la première fois depuis la fin du régime de Francisco Franco en 1975 que l'extrême-droite entre au Parlement espagnol.

Aucune force politique n'ayant conquis la majorité absolue au Congrès, la formation d'un gouvernement minoritaire ou de coalition est nécessaire pour constituer le nouvel exécutif.

4. Le Gouvernement actuel

Gouvernement Sánchez
(Depuis  juin 2018)

- Président du gouvernement - Pedro Sánchez Pérez-Castejón

- Vice-présidente du gouvernement - María del Carmen Calvo Poyato

- Ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération - Josep Borrell i Fontelles

- Ministre de la Justice - Dolores Delgado García

- Ministre de la Défense - María Margarita Robles Fernández

- Ministre des Finances - María Jesús Montero Cuadrado

- Ministre de l'Intérieur - Fernando Grande-Marlaska Gómez

- Ministre de l'Équipement - José Luis Ábalos Meco

- Ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme - María Reyes Maroto Illera

- Ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation - Luis Planas Puchades

- Ministre de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de l'Égalité - María del Carmen Calvo Poyato

- Ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique - Luis Planas Puchades

- Ministre de la Transition écologique - Teresa Ribera Rodríguez

- Ministre de la Culture et des Sports - José Guirao Cabrera

- Ministre de l'Économie et des Entreprises - Nadia María Calviño Santamaría

- Ministre de la Santé, de la Consommation et du Bien-être - María Luisa Carcedo Roces

- Ministre de la Science, de l'Innovation et de l'Enseignement supérieur - Pedro Francisco Duque Duque

- Porte-parole du gouvernement - María Isabel Celaá Diéguez

- Ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle - María Isabel Celaá Diéguez

- Ministre du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale - Magdalena Valerio Cordero

 

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Source BOE.ES

5. Ligne de politique économique espagnole

Après un épisode récessif de 4 ans (2009-2013, excepté 2010), au cours duquel le PIB espagnol s’est contracté de 8,9 % en volume, l’Espagne a retrouvé le chemin de la croissance en 2014 avec des taux supérieurs à 3 % jusqu'en 2017.

En 2018, la reprise économique s’est maintenue en Espagne malgré une situation encore fragile sur le marché du travail. La croissance a ralenti en 2018 (+2,6%), mais le différentiel par rapport à la zone euro (+1,9%) demeure nettement favorable à l'Espagne.

En 2018, le taux de croissance du PIB est resté vigoureux mais a légèrement ralenti par rapport aux trois années précédentes

En 2018, l'économie a connu une croissance estimée à 2,7% (FMI), principalement en raison d'un secteur de la construction actif et de la hausse des dépenses publiques. Toutefois, la baisse de la consommation des ménages et la baisse des investissements des entreprises, ainsi que des problèmes structurels tels qu'un budget national déséquilibré, un déficit budgétaire élevé et un endettement public, ont freiné le taux de croissance (le plus faible depuis 2014). Le FMI prévoit un nouveau ralentissement de l'économie espagnole en 2019 et 2020 (respectivement 2,2% et 1,9%), dans un contexte d'incertitude politique, d’une possible augmentation de la pression budgétaire, d’une croissance mondiale plus faible et d’une nouvelle montée du protectionnisme.

Le taux de chômage espagnol a diminué, mais reste toujours très élevé à 15,6% (il devrait continuer à baisser en 2019 et 2020, à 14,7% et 14,3% - FMI

À la suite du référendum catalan de 2017 sur l'indépendance de l'Espagne, où les sécessionnistes ont obtenu la majorité, et de la dure réaction du gouvernement central, l'année 2018 a également été marquée par des incertitudes politiques. De fait, en juin, l'ancien Premier ministre Mariano Rajoy (conservateur) a été renversé par le Parlement et remplacé par le chef de l'opposition, Pedro Sanchez, du Parti socialiste ouvrier. Dans le même temps, les mouvements nationalistes et populistes ont pris de l'ampleur, comme en témoigne la victoire du part d’extrême droite, anti-immigration, Vox aux élections régionales en Andalousie.
Concernant les finances publiques, le déficit budgétaire du pays - à 2,7% en 2018 - devrait rester stable dans les années à venir (2,8%), tandis que la dette publique s’est stabilisée à 97,2% du PIB (presque trois fois plus qu’avant la crise financière de 2008). Les réformes structurelles destinées à renforcer la stabilité budgétaire et financière des régions autonomes sont des questions importantes. Parmi les autres réformes en cours, citons l'innovation technologique visant à diversifier l'économie espagnole et à favoriser de meilleures conditions d'emploi, un écosystème de R & D amélioré et des programmes sociaux fondés sur le pilier européen des droits sociaux. L’inflation s’établissait à 1,8% en 2018 (FMI), mais elle serait inférieure selon le Bureau espagnol de la statistique (1,2%, principalement en raison de la chute des prix des carburants).

 

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SOURCE https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/ES/situation-macroeconomique-de-l-espagne

6. Les élections européennes de 2019

Les élections européennes de 2019 en Espagne (en espagnol : elecciones al Parlamento Europeo de 2019) sont les élections des députés de la neuvième législature du Parlement européen, qui se déroulent du 23 mai au 26 mai 2019 dans tous les États membres de l'Union européenne, dont l'Espagne où elles ont eu lieu le 26 mai 2019.

Elles coïncident avec les élections municipales et les élections dans plusieurs communautés autonomes.

Le scrutin voit la victoire du Parti socialiste ouvrier espagnol, qui l'emporte pour la première fois depuis 2004, et l'entrée de l'extrême droite espagnole au Parlement européen du fait de l'élection de trois candidats de Vox

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SOURCE https://www.lemonde.fr/international

7. Elections régionales

Municipales et autonomiques

Les Espagnols de 12 régions et des villes de Ceuta et Melilla étaient convoqués pour les élections autonomiques le 26 MAI 2019.

Exception faire de l'Andalousie, dont les élections se sont tenues fin 2018, portant la Droite à la tête de la région pour la première fois depuis plusieurs décennies, mais aussi de la Communauté de Valence (avril 2019) et de la Catalogne, dont le feuilleton électoral s'est soldé en 2017 par la constitution d'un Parlement dirigé par les indépendantistes, l'ensemble de l'Espagne était appelée à renouveler les dirigeants des régions.

 

Dans plus de 8.000 municipalités espagnoles, les élections de ce 26 MAI constituaient aussi un test pour Pedro Sánchez, tout frais vainqueur des élections législatives. Elles seront particulièrement significatives à Madrid et à Barcelone, deux villes tenues par des "maires du changement", Manuela Carmena et Ada Colau, deux capitales économiques objet des convoitises de tous les partis.

 

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SOURCE https://lepetitjournal.com/madrid

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