Investissements étrangers

La croissance de ces dernières années est le fruit de l’investissement direct étranger (IDE), qui représente 80% de l’investissement total. De ce fait, l’économie capverdienne dépend largement du contexte économique mondial. Ainsi depuis le début de la crise économique mondiale, les IDE sont en chute vertigineuse : entre 2008 et 2012, ils ont chuté de 73%. Entre 2011 et 2012 par exemple, les IDE sont passés de 76 millions d’€ à 50 millions d’€. Ces investissements proviennent généralement de la diaspora et sont destinés à l’immobilier et aux infrastructures touristiques.

En 2013, ces investissements ont légèrement diminué à cause de la baisse de la fréquentation touristique venant de la zone euro. Étant donné la situation économique défavorable de certains pays européens, l’économie a plus été portée par les envois de fonds venant de la diaspora et les investissements publics.

L'Italie, le Portugal, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Chine, le Grand-Duché de Luxembourg et Hong Kong sont les principaux pays qui investissent au Cap-Vert, plus particulièrement dans l’immobilier et le tourisme. Depuis peu, le Brésil et les Émirats-Arabes-Unis s’intéressent également au pays.

Commerce extérieur

L'économie du Cap-Vert est l'une des plus ouvertes d'Afrique après le Botswana. Le commerce extérieur représente 90% du PIB du pays. Le Cap-Vert est devenu membre de l’OMC en 2008 et bénéficie d’un accès préférentiel aux marchés américains et européens dans le cadre de la loi américaine sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA) et des accords de Lomé et Cotonou. Le pays a également signé un accord de libre-échange avec la Chine.

La balance commerciale du Cap-Vert est structurellement déficitaire, tendance qui devrait perdurer au cours de ces prochaines années. En 2013, la Banque Africaine de Développement a salué les bons résultats en termes de gestion du secteur publique mais a alerté sur la nécessité de pérenniser la croissance économique.

Les exportations capverdiennes se composent essentiellement du textile, des produits de la mer (poissons et crustacés) et des chaussures. Les principaux clients du pays sont l’Espagne, le Portugal et la France. Quant aux importations, plus de 90% de ses besoins en nourriture sont importés ainsi que les avions, les hydrocarbures et certaines matières premières (fer et acier). Les principaux fournisseurs du Cap-Vert sont le Portugal, les Pays Bas et l'Espagne. Cependant, avec la crise de l’euro, l'un des changements majeurs sur le plan commercial est la recherche de nouveaux partenaires, surtout au sein des pays émergents.

Le Portugal est toujours aussi présent (ancienne colonie); 6 des 8 banques sont affiliées à des groupes portugais, NOVO BANCO est étatique et ECO BANK (Nigeria) sont les 2 seules exceptions. Les taux d’intérêt sont toujours élevés.

Les Chinois sont très présents dans le petit commerce. Il y a eu un afflux de cap-verdiens établis en Europe qui sont revenus investir au Cap-Vert (HORECA et services en général) dû à la crise. Les investissements sont : l’immobilier (destiné à la diaspora) et les centres commerciaux.

Le Cap-Vert importe pratiquement tous ses besoins alimentaires et d’équipement d’Europe (85%) ainsi que du Brésil. Les USA commencent à s’intéresser au Cap-Vert via la signature d’un accord de libre-échange.

Mise à jour juin 2014

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