Secteurs porteurs

Le secteur des infrastructures 

Le niveau de développement des infrastructures est bon, mais souffre de la taille du pays et de l’évolution récente de celui-ci en termes d’urbanisation et vieillissement de la population: de nouveaux besoins sont apparus, mais l’absence jusqu’à récemment de plan d’ensemble ainsi que la faiblesse des nouveaux investissements pour améliorer des infrastructures vieillissantes se sont révélés un handicap. De nombreux points d’engorgement subsistent qui minent la compétitivité du pays, que ce soit dans l’extension du volume de marchandises et matières premières transportables par rails, routes et par les grands ports du pays. De gros problèmes de gestion de l’eau subsistent, les habitants des zones urbaines subventionnant encore souvent les exploitations agricoles, grandes consommatrices d’une ressource rare et précieuse.

Les récentes mesures de libéralisation et d’investissements gouvernementaux dans les secteurs de l’énergie et du fret se poursuivent avec la mise en place d’un National Reform Agenda pour leur donner un cadre cohérent, mais certains détails pratiques de celui-ci restent à définir, notamment au niveau de la coopération entre gouvernement fédéral et États. Le Conseil des gouvernements australiens s’est ainsi engagé à maintenir le délai d’harmonisation réglementaire à six mois, contre plusieurs années il y a peu encore. Les investissements tant publics que privés ont considérablement augmentés pour répondre au boom des matières premières depuis le début des années 2000.

L’Australie doit continuer à investir pour le développement de ses infrastructures. Il est dès lors important de considérer ce secteur de manière prioritaire. Il faut cependant signaler que toute entreprise wallonne souhaitant jouer un rôle dans ce développement se devra d’avoir une présence locale établie afin d’avoir une chance de remporter un contrat. 

Le secteur du développement durable et de l’environnement 

Il s’agit là typiquement d’un secteur où nos entreprises pourraient trouver des marchés de niche. 

Le secteur des équipements et dispositifs médicaux

Chaque année l’Australie dépense autour de 80 Mds AUD soit presque 10% de son PIB dans le secteur de la santé. Selon l’OCDE, le gouvernement australien serait à l’origine de 68% des dépenses nationales dans la santé. Les subventions allouées par le gouvernement au secteur de la santé ont augmentées de 40% en 5 ans permettant ainsi le développement de cette industrie dans un contexte d’augmentation des coûts liés à la prise en charge de la population vieillissante (selon l’AUstralian Bureau of Statistics le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus devrait doubler entre 2001 et 2021 et la population âgée de 65 ans et plus comptera pour 15% de la population totale en 2015).

L’Australie compte environ 1000 grossistes dans ce secteur qui sont toujours à la recherche de produits innovants répondant à la réglementation locale.

Le secteur des biotechnologies et nanotechnologies 

L’industrie des biotechnologies bénéficie d’une renommée mondiale grâce à de nombreux atouts: une ouverture stratégique sur le monde, une R&D à forte valeur ajoutée, une transparence du cadre réglementaire et un fort soutien financier du gouvernement, et enfin, des réussites australiennes internationalement reconnues (CSL, Arana Therapeuthics, Peplin, Acrux, Mesoblast…) qui attirent les plus grands noms de l’industrie mondiale.

Ce marché est également propulsé par de nombreux investissements étrangers. Les partenariats avec les sociétés étrangères dans les biotechnologies fleurissent, profitant du climat positif pour les investissements. L’Australie recherche des partenaires ayant une réputation mondialement établie mais aussi des partenaires impliqués dans le développement de produits de niche.

Le secteur de l’Education

La présence en force des universités francophones lors de la mission princière de 2012, (UCL, ULB, ULg avec en plus son pôle agro-biotech de Gembloux ainsi que UMons) et du FNRS, représentés au plus haut niveau, a permis de donner à cette mission un visage particulièrement apprécié au niveau australien où l’enseignement constitue un secteur majeur de l’économie. De nombreux accords de collaboration ont été engrangés avec Curtin University, University of Western Australia, CSIRO-ARRC, Cochlear, University of Sydney, University of Queensland, University of Melbourne. Un suivi approfondi sera réalisé par ce poste en collaboration avec WBI durant l’année 2014.

Ressources énergétiques/ Le secteur des hydrocarbures (Industrie Oil&Gas)

L’activité minière est l’une des industries dominantes de l’économie australienne grâce à la diversité et à la richesse de son sous-sol, sa place devrait encore croître dans les prochaines années. L’Australie est le 1er exportateur mondial de charbon, de nickel et de fer, le 2e de zinc et le 3e d’uranium.

L’industrie pétrolière et gazière connaît également un très fort développement. L’Australie dispose d’importantes ressources en gaz estimées, en 2012, à 3 825 Mds de m3 soit près de 2 % des réserves mondiales. Le gaz est la troisième source d’énergie domestique après le charbon et le pétrole. C’est une ressource qui pèse également lourd dans la balance commerciale australienne puisque les exportations de gaz ont dépassé 25 Mds de m3 en 2012. Il est à noter que l’industrie du gaz a généré, en 2011, 30,3Mds EUR  En effet, plus de 50 bassins sédimentaires sont connus à ce jour, parmi lesquels 12 sont en phase d’exploitation. Ce secteur génère en moyenne 28 Mds USD par an représentant 58% du total de l’énergie primaire.

L’Australie est le 4e exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). On prévoit que dans les dix ans à venir, l’Australie se place au 1er rang mondial! Les produits pétroliers (pétrole brut, condensats et GPL), quant à eux, ont représenté, en 2012, plus de 6 % de la production d’énergie australienne et 35 % de la consommation énergétique nationale. En outre, le sol australien recèlerait encore 3,3 Mds de barils de pétrole de réserves. La majorité de ces réserves sont situées au large de la côte ouest australienne et au large du territoire du nord. Quatorze projets de terminaux de gaz naturel liquéfié sont en cours, ainsi que de nombreux projets offshore. Huit des quatorze usines de liquéfaction en cours de construction sont en Australie. Il existe de nombreuses opportunités dans le domaine des études, des techniques de forage et de l’offshore pour le pétrole et le GNL (exploration et transport). Nous retiendrons donc particulièrement les activités liées à l’ingénierie de niche, la maintenance, la communication, le traitement de l’eau et des déchets, la formation et l’accompagnement de la main d’œuvre hautement qualifiée.

Eau et assainissement

En Australie, en ce qui concerne le secteur de l’eau et de l’assainissement, le gouvernement a pris conscience de la crise liée à la déforestation et à la salinisation des terres arables. Face aux risques de pénurie, le "National Water Initiative" et le programme "Raising National Water Standards" prévoient de développer les infrastructures sur l’ensemble du pays, d’avoir recours aux technologies nouvelles et d’améliorer l’efficacité des programmes de recyclage domestiques.

 Transports

Le secteur ferroviaire reste prometteur car les installations sont anciennes et leur renouvellement indispensable. Le développement du secteur minier, fortement pourvoyeur en infrastructures ferroviaires, couplé à une croissance démographique soutenue (23 M d’habitants en 2013, 35 M prévus en 2056) et urbanisée (Melbourne et Sydney regroupent à elles seules près de 40 % de la population australienne) ont en effet mis sous tension le réseau ferré existant dont le manque d’investissements au cours des quinze dernières années se fait largement ressentir.

La taille actuelle du réseau ferré avoisine les 41 000 km (pour 42,6 M de passagers en 2011) et le chiffre d’affaires annuel moyen du secteur s’élève à 8,4 Mds EUR, (71 % issu des activités de fret et 29 % des activités de transport de passagers. Si le projet de High Speed Rail (train à grande vitesse) entre Melbourne et Brisbane (via Canberra et Sydney) se confirme, les entreprises étrangères ont une belle carte à jouer dans les prochaines années. Le rapport d’étude du gouvernement fédéral publié en avril 2013 estime le montant de l’investissement nécessaire à la réalisation du projet de train à grande vitesse à 114 Mds AUD.

L’électricité

La demande énergétique australienne connaît une croissance annuelle régulière, évaluée à 2,5 % par l’Australian Energy Market Operator (AEMO) en 2011. L’Australie est très dépendante du charbon dans sa production d’électricité et s’est d’ores et déjà lancée dans une multitude de projets pour diversifier sa production: 28 centrales à gaz, 71 fermes éoliennes et 3 centrales à charbon. Toutefois, selon l’AEMO, il faudrait mettre en service entre 700 et 900 MW par an pour faire face à la demande, soit l’équivalent d’une centrale nucléaire de moyenne puissance. Les prévisions anticipent une augmentation de la croissance de 29 % sur la période 2009-2035. Les besoins en investissement sont donc considérables. On évalue à 120 Mds AUD (96 Mds EUR) le montant qui devrait être investi dans les actifs de production au cours des 20 prochaines années, et à près de 9 Mds AUD (7,2 Mds EUR) pour le réseau de transport et de distribution.

Agriculture et agroalimentaire

Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Australie ne cessent de grandir et de se diversifier.

Il y des opportunités pour des vins légers et frais, les rosés notamment; les vins bios sont de plus en plus demandés. À noter aussi que le cidre et le poiré sont actuellement très en vogue, ainsi que les bières artisanales et les bières importées.

S’agissant de l’alimentation, les secteurs porteurs sont:  les produits laitiers et les produits du terroir, les plats cuisinés, les produits surgelés y  sont aussi de plus en plus recherchés; tout comme l’offre des produits de la mer qui tend à se diversifier de olus en plus.

Les confiseries, les desserts et les ingrédients en boulangerie-pâtisserie restent également un marché intéressant à conquérir. A noter également que le marché du bio évolue rapidement.

Le machinisme agricole et les équipements pour l’industrie agroalimentaire présentent également des opportunités à saisir pour les industriels  étrangers .

Champagne, vin et spiritueux

Nous pouvons constater dxans ce domaine une "premiumisation" de l’offre et une sophistication de la demande des consommateurs.

En matière de consommation, la croissance mondiale modeste de la consommation de vin sur la période de 2007 à 2011 (+ 2,8 %) devrait s’accélérer sur la période 2012-2016 (source: cabinet IWSR). Cette croissance observée, tous vins confondus, est tirée aujourd’hui par 4 pays, à savoir la Chine, les États-Unis, la Russie et… l’Australie, où la consommation par habitant n’a de cesse de croître pour atteindre 23,5 l par an. Cela en fait le 15e pays consommateur au monde avec seulement 22,6 M d’habitants et le premier pays consommateur de vins en Asie Pacifique!

Le cidre, la bière

Le cidre a littéralement inondé le marché australien ces dernières années, avec une croissance fulgurante de + 19,1 % par an en moyenne depuis 2006-2007. Les ventes ont augmenté de + 35 % en valeur sur l’année 2010-2011. Et cette tendance ne semble pas prête de s’arrêter, puisque l’on estime que le marché continuera de croître à un rythme soutenu encore pour les cinq prochaines années. Le poids du marché du cidre et du poiré est à présent estimé à 432 M EUR pour un volume de 57 M de litres (source: Euromonitor). La croissance estimée est de + 21 % en volume et + 22 % en valeur sur la période 2011-2016 pour atteindre 146 M de litres en 2016 et un CA de 1,16 Mds EUR.

La majeure partie du cidre consommé en Australie est produit localement. Les cidres importés viennent principalement du Royaume-Uni et de Suède.

En dépit de la maturité du marché de la bière, certains segments tendent à croître de façon régulière, comme ceux des bières artisanales et des bières importées. Ceci se justifie par la tendance à une consommation de bières de plus haute qualité et une volonté diversification de l’offre.  

Les produits gourmets

À l’instar de l’Europe, les émissions de télévision culinaires, les blogs et revues spécialisées sont très nombreuses et connaissent un franc succès. Il existe un nombre croissant de boutiques ou rayons d’épiceries fines (+ 64 % depuis 2004) qui se spécialisent sur les produits gourmets de qualité. La tendance est au "manger sain" dans les épiceries et la restauration, avec un soutien des campagnes gouvernementales qui lutte contre l’obésité. Les marchés de producteurs locaux, presque inexistants il y a 10 ans, sont aujourd’hui en plein essor et représentent 7 % des ventes de produits frais, contre 50 % en supermarché. Les produits sans amidon (gluten free) connaissent un grand succès. On note aussi une forte montée des ventes des produits organiques (+ 13 % depuis 2010), avec une croissance de + 60 % de l’alimentation pour bébé sur ce créneau. Les préparations et plats cuisinés se développent rapidement, le savoir-faire français étant, là encore, reconnu, que ce soit en marques propres ou en marques de distributeurs (MDD). Car effectivement, le marché australien est également approvisionné par les MDD, qui sont en forte croissance et représentent 25,2 % des parts du marché en 2012-2013 (prévisions de croissance de + 33 % sur 2017-2018). 

L’aquaculture

L’aquaculture est l’industrie primaire dont la croissance est la plus rapide en Australie, avec, en 1 an, une augmentation en valeur de + 34 % de la production de poissons et crustacés. Un tiers des 240 000 tonnes de poisson produites par an par l’Australie provient de l’aquaculture. En 2012, l’Australie a importé plus d’1 M EUR de produits de la mer et la demande devrait par ailleurs continuer à augmenter de + 2 % par an sur les 5 prochaines années. Il y a donc des opportunités à saisir dans ce secteur.

L’agriculture biologique

L’Australie a la plus grande surface agricole certifiée biologique au monde (12 M d’ha) dont lamaj eure partie est employée pour l’agriculture extensive, notamment pour l’élevage. L’agriculture biologique est en pleine expansion, grâce à des consommateurs australiens disposant de revenus élevés et de plus en plus préoccupés par leur santé et l’environnement.

Plus de 60 % des ménages achetaient des aliments biologiques en 2011, comparé à 40 % en 2008.

D’après une enquête IbisWorld, le chiffre d’affaires du secteur a cru de + 12 % en 2012 par rapport à 2011 pour atteindre 458 M EUR. Ce secteur devrait continuer à croître de + 10 % par an en moyenne au cours des 5 prochaines années. Les principaux produits à porter cette croissance sont les fruits et les légumes (51 % du chiffre d’affaires total), le boeuf et la volaille, mais aussi les produits laitiers et le vin. Soulignons que le vin certifié biologique connaît un succès grandissant et représente 5,2 % de la production de vin australien, en volume en 2012. Cette année, l’Australie compte 132 viticulteurs certifiés biologiques, contre 64 en 2004.

Les équipements

Grand pays de production agricole, l’Australie exporte surtout des produits agricoles non transformés. Son industrie agroalimentaire est embryonnaire, sa chaîne de transformation peu développée. Or cette activité à plus forte valeur ajoutée est encouragée, en ciblant les produits répondant aux goûts des marchés asiatiques. Les importations liées au développement de l’industrie agroalimentaire ont déjà augmenté de + 38 % en 2011. Les dépenses moyennes annuelles en équipements sont en hausse (+ 6 % de croissance annuelle moyenne) depuis les cinq dernières années, avec un effort de renouvellement des équipements pour réduire les coûts opérationnels (recherche d’économies d’énergie). Il y a donc un important marché pour la transformation de la viande et des produits de la mer et pour la production de boissons et l’embouteillage.

 Le machinisme agricole

L’agriculture australienne a actuellement la capacité de nourrir 60 M d’individus. L’ambition est de faire de l’Australie le « Asian food bowl » pour nourrir 200 M d’individus à horizon 2050. Ceci nécessitera des investissements, essentiellement privés, de l’ordre de 1 840 Mds EUR sur la période, pour augmenter la capacité productive de l’Australie.

L’Australie a une surface agricole de 398 M ha. Mais les ressources en eau et en main-d’oeuvre sont rares et la qualité des surfaces arables très mauvaise. Elle doit donc sensiblement améliorer la productivité de son agriculture. De fait, il existe une demande pour les engrais, les semences,et les applications permettant une meilleure gestion de la ressource et le machinisme agricole.

L’Australie est le 7e pays importateur en valeur et le 8e en quantité de machines agricoles. La part des machines agricoles produites en Australie ne représente que 5 % des machines agricoles vendues sur le marché; les importations représentent donc 95 % du marché et 1,57 Md EUR!

Moissonneuses et tracteurs sont les deux catégories qui comptent, en valeur, pour plus des deux tiers du machinisme agricole importé en Australie. La demande en équipements pour les cultures céréalières (40 % de la demande locale), l’élevage (30 % de la demande locale) et l’industrie laitière est significative. 

Par ailleurs, le secteur viticole australien est toujours en restructuration. En effet, suite aux problèmes de surproduction qu’a connu le pays il y a quelques années, beaucoup de vignes ont été arrachées ‒ de nombreux vignobles repositionnent leur offre vers des produits premium, notamment à l’export.

Dans cette démarche, les viticulteurs sont à la recherche d’équipements viti-vinicoles performants et innovants.

Enfin, il faut savoir que la production, commerciale ou expérimentale, de produits génétiquement modifiés n’est autorisée qu’à la condition d’avoir obtenu l’autorisation de l’autorité fédérale responsable, l’OGTR (Office of the Gene Technology Regulator). Les producteurs céréaliers souhaitent préparer les Australiens à accepter les OGM pour faire face aux défis alimentaires futurs. 

Beauté et luxe

Le secteur de la beauté est très dynamique. Son CA détail a été estimé à 1,83 Md EUR/an et devrait atteindre 2,04 Mds EUR/an en 2017-2018. Les consommateurs (entre 18 et 80 ans) auraient dépensé une moyenne de 380 à 1 500 EUR/an dans l’achat de ces produits. La concurrence est très forte dans ce secteur et, par conséquent, la demande se concentre surtout sur des produits nouveaux ou originaux, à base d’ingrédients naturels ; des produits organiques ou bio, anti-âge parmi lesquelles des produits liés à la chirurgie esthétique (dermal fillers, neuro modulation, etc.) ainsi que des produits de maquillage. À noter que l’essor du marché des produits destinés aux hommes se poursuit.

Les habitudes de consommation changent et les Australiens semblent à présent plus "économes" dans leurs achats d’où une attirance pour les produits dits de masse et les marques "hors luxe". Le rapport qualité/prix gagne donc en importance.

Néanmoins, l’Australie accueille plus de 6 M de touristes par an et fait partie des 10 pays ayant le plus grand nombre de consommateurs à fort pouvoir d’achat. Ceux-ci restent donc de gros acheteurs de produits de luxe. 

Le secteur des équipements et dispositifs médicaux

L'industrie pharmaceutique est dans une phase de maturité. En effet, chaque année l’Australie dépense autour de 80 Mds AUD soit presque 10% de son PIB dans le secteur de la santé. Selon l’OCDE, le gouvernement australien serait à l’origine de 68% des dépenses nationales dans la santé. Les subventions allouées par le gouvernement au secteur de la santé ont augmentées de 40% en 5 ans permettant ainsi le développement de cette industrie dans un contexte d’augmentation des coûts liés à la prise en charge de la population vieillissante (selon l’AUstralian Bureau of Statistics le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus devrait doubler entre 2001 et 2021 et la population âgée de 65 ans et plus comptera pour 15% de la population totale en 2015).

Le marché des produits pharmaceutiques a atteint en 2011-2012 une valeur totale de 9 Mds EUR ce qui constitue toutefois une légère récession par rapport à l’année précédente (- 0,7 %). Les ventes reprennent vigoureusement, après ce fléchissement. Les ventes d’équipements électromédicaux de diagnostic et de traitement (7 % des exportations de produits liés à la santé) enregistrent également, une forte reprise. La demande la plus importante se concentre sur des médicaments "hyper-spécifiques" ‒"sharpshooter" ‒ comme par exemple les vaccins pour combattre les nouvelles épidémies. Il en va de même pour les produits destinés aux maladies des personnes âgées et pour ceux du secteur de l’oncologie (développement de niche "blockbusters"). De plus, la nouvelle génération de médecines biologiques (secteur encore naissant) devrait représenter une part grandissante des produits pharmaceutiques. Par ailleurs, les produits génériques continueront à bien se développer et la demande pour des produits OTC (délivrés sans ordonnance), à base d’ingrédients naturels, est en augmentation. Les produits liés à la chirurgie esthétique sont également en croissance. Le secteur des biotechnologies comprend environ 100 sociétés cotées en bourse qui affichent une capitalisation de près de 30 Mds d’EUR. Le gouvernement australien, à travers ses différents programmes de soutien, suscite de nombreux partenariats avec des sociétés étrangères dans les biotechnologies (partenariats financiers, recherche, essais cliniques, fabrication et distribution).

A noter que l’Australie est le deuxième pays d’Asie-Pacifique le plus attirant (après le Japon) pour les investisseurs étrangers. L’environnement des affaires, ouvert et transparent, encourage le développement des innovations. L’Australie compte environ 1000 grossistes dans ce secteur qui sont toujours à la recherche de produits innovants répondant à la réglementation locale.

Prêt-à-porter féminin

Le marché du PAP en Australie a une valeur d’environ 5,5 Mds EUR. Les importations de prêt-àporter en provenance d’Europe ont été relancées par la diminution de 17,5 à 10 % des taxes à l’importation sur le textile au 1er janvier 2010. Les droits de douane chuteront à 5 % en 2015.

L’Asie reste le principal partenaire commercial du pays avec plus de 80 % des vêtements provenant de Chine suivi du Bengladesh et de l’Inde. 

Avec une production locale mineure, les importateurs et distributeurs australiens sont à larecherche de nouveaux produits internationaux.

Positionnée dans l’hémisphère Sud, l’Australie permet aux productions de l’hémisphère nord d’écouler a posteriori les surproductions de l’année. Les accessoires de mode sont très recherchés sur le marché local qui ne présente à ce jour qu’une offre très réduite.

"Source Ubifrance" 

 
 
 
 
Retour en haut back to top