Les principaux secteurs économiques

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Le secteur tertiaire occupe une position dominante dans l'économie australienne (plus des trois quarts du PIB), mais les secteurs agricoles et miniers dominent les exportations. L'Australie est un vaste pays agricole et l'un des principaux exportateurs mondiaux de laine, de viande, de blé et de coton. Le pays regorge de matières premières minérales et énergétiques dont les exportations lui assurent des revenus considérables. L’Australie est dans le top 10 des producteurs et exportateurs de la plupart des minerais. Elle est dotée des plus grandes réserves mondiales de nombreuses ressources stratégiques comme l’uranium, dont elle détient 40% des réserves mondiales prouvées.

L'Australie est un pays traditionnellement importateur de produits transformés. Son industrialisation est relativement récente, ce qui explique que son secteur manufacturier soit modeste, il emploie environ un cinquième seulement de la population active. L’industrie manufacturière se structure autour de l'industrie agroalimentaire (approximativement un cinquième de la main-d'œuvre), des machines et des équipements (à peu près 20%), de la transformation des métaux et des produits métalliques (près de 20%) et de la chimie-pétrochimie (un peu plus de 10%). 
 
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Situation économique et financière

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L’Australie a bénéficié de 22 années de croissance continue et forte (3,0 % par an en moyenne) qui lui ont permis d’aborder la crise financière dans une position bien plus favorable que celle de la plupart des pays développés et d’éviter la récession grâce notamment à un système financier robuste et un plan de relance bien ciblé.

Selon les dernières estimations du Fonds monétaire international la 2014 serait de 2,6 . croissance %

Le creusement du , après deux ans d’excédents s’explique notamment par la forte chute du prix du déficit commercialfer et du charbon (35 % des exportations australiennes). La d’Australie a réduit en août 2013 son taux d’intérêt directeur de 25 points de base %, un Banque centraleà 2,50 niveau jamais atteint jusqu’alors, afin d’encourager la croissance dans les secteurs économiques autres que les mines. La dette publique est circonscrite, notamment la dette nette fédérale limitée à 12 % du PIB.

L’année 2013 aura été marquée par un ralentissement de l’activité avec une croissance de 2,6 % lié à la baisse des investissements dans le secteur minier et énergétique. La Banque centrale (RBA) a relvé ses prévisions de croissance pour 2014 à 2,8 %. L’économie est largement tirée par les investissements dans les secteurs miniers et gaziers, avec près de 200 Mds AUD déjà engagés. Le taux de chômage est très bas, en légère hausse, avec 6 % de la population active. La dette de l’État fédéral est de 9,6 % du PIB, l’une des plus faibles au monde, et l’objectif de ciblage d’inflation arrêté par la Banque centrale australienne (2-3 %) est largement respecté avec 2,3 % en 2013.

Le FMI décrit le système financier australiencomme « solide, résilient et bien géré». La capitalisation boursière de la première banque australienne, CBA, la classe au 7e rang mondial en valeur de marché, plus que toutes les banques allemandes réunies. L’Australie est aujourd’hui le , le 6e marché 2e marché de financement de projets en Asied’actions au monde, le 5e marché mondial des IPO. La notation triple A de l’Australie, désormais 12e économie mondiale, n’est pas menacée.

En matière de commerce international, l’Australie renforce son insertion en Asie-Pacifique. La croissance australienne est largement dépendante de l’expansion économique des pays asiatiques. Les exportations australiennes vers la zone sont en constante augmentation, surtout vers la Chine (+ 25 % par an). L’Asie, avec sa forte croissance et l’Australie avec ses réserves minières sont désormais complémentaires. Pour des informations détaillées sur la situation économique, consulter : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/australie.

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Relations interantionales : Accords politiques, juridiques, multilatéraux

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L’Australie est très présente sur la scène internationale, notamment dans les grandes enceintes multilatérales telles que l’OMC, l’OCDE ou encore dans le cadre du G20 qu’elle a organisé à Brisbane en novembre 2014. L’Australie est membre de l’ONU depuis la création de l’organisation et est membre fondateur et actif de plusieurs agences des Nations Unies (OMS, OACI, AIEA…).

Parmi toutes les négociations en cours il convient de signaler le Trans-Pacific Strategic Economic Partnership ou TransPacific Partnership (TPP), une des priorités dans l’agenda du gouvernement australien. Ce traité est un traité multilatéral visant à intégrer les économies de la région Asie-Pacifique. Il compte aujourd’hui neuf membres (Bruneï, Chili, Nouvelle-Zélande et Singapour (depuis juin 2005), et Australie, Malaisie, Pérou, États Unis et Vietnam (depuis 2010). Depuis novembre 2011 le Japon, le Canada et le Mexique ont rejoint la table des négociations. L’objectif est de disposer, à terme, d’une vaste zone de libre-échange.

Le gouvernement australien attache également une importance de premier ordre à la dimension régionale. Il a ainsi noué des liens privilégiés avec l’ASEAN, collectivement et avec chacun de ses pays membres, dans des domaines aussi variés que les échanges, l’éducation ou la défense.

L’Australie est à l’origine de la création de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), forum de coopération économique régionale. Elle oeuvre également au renforcement des liens dans la région dans le cadre du Forum des Îles du Pacifique.

Dans le domaine commercial, en dépit de la priorité clairement accordée au cadre multilatéral, le gouvernement australien réserve encore un rôle important aux accords régionaux et bilatéraux, principalement en cas d’échec des négociations internationales. Le premier accord a été conclu avec le voisin néo-zélandais en 1983 (Australia New Zealand Closer Economic Relations Trade Agreement, ANCERTA). De sa signature à aujourd’hui, cet accord a permis une augmentation de 600 % du commerce entre les deux pays.

L’Australie a également conclu des accords de libre-échange avec Singapour (SAFTA) depuis 2003, la Thaïlande (TAFTA) depuis 2005, les États-Unis (AUSFTA) depuis 2005, l’ASEAN (AFTA) depuis 2008, le Chili depuis 2009 et la Malaisie (2012). Le dernier accord de libre-échange a été conclu avec la Chine à l’occasion du G20 en novembre 2014. Enfin, l’Australie négocie d’autres accords de libre-échange avec le Japon, l’Indonésie et la Corée et envisage des négociations avec l’Inde et avec le conseil de coopération du Golfe.

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Commerce extérieur de l'Australie

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Selon les données provisoires de Global Trade Atlas et de l’Australian Bureau of statistics la balance commerciale affiche, après deux ans d’excédent, un léger déficit (- 1,4 Md AUD en août 2014). De leur côté les échanges de service restent largement déficitaires (- 14,9 Mds AUD en 2013 contre - 12,2 Mds AUD en 2012).

La baisse des cours des matières premières a eu un impact direct sur le commerce extérieur car aujourd’hui les matières premières minières et énergétiques représentent plus de 60 % des exportations alors que les ventes de produits manufacturés continuent leur chute en raison d’un taux de change particulièrement défavorable conjugué à un coût de production élevé.

L’Asie, qui représente à elle seule plus de 75 % des exportations du pays est le premier débouché de l’Australie. La Chine en est le premier client et a conforté sa place en 2013 (31,2 %, soit une progression de cinq points sur un an seulement).

Les pays du Pacifique et la Nouvelle-Zélande jouent un rôle marginal. Les États-Unis sont toujours le second importateur de l’Australie et l’Union européene son second partenaire commercial.

Les importations de marchandises en provenance des pays d’Asie représentent plus de la moitié des importations australiennes. La part de marché de la Chine est passée de 15,5 % en 2008 à 18,1 % en 2012.

Il n’y a pas de famille de produits ou de services qui prédomine. Cependant, avec une croissance de plus de 7 % sur les cinq dernières années, les pétroles brut et raffiné ont été les importations les plus en hausse.    

Les principaux fournisseurs de l’Australie en 2013 Pays

Part de marché %

Union européenne

18,8 %

Allemagne

4,7 %

Royaume-Uni

2,8 %

Italie

2,2 %

France

1,5 %

Chine

19,3 %

États-Unis

10,2 %

Japon

7,7 %

Singapour

5,2 %

Thaïlande

4,6 %

Corée du Sud

4,1 %

Source : Comtrade, 2013

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Les investissements

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L’Australie est traditionnellement une destination privilégiée pour les investissements étrangers dans la région Asie-Pacifique. C’est un pays où la présence des entreprises européennes ‒ et françaises en particulier ‒ est forte, notamment dans les services.

En 2012, l’Australie était le deuxième (IDE) en Asie derrière la pays d’accueil des investissements directs étrangersChine et juste avant Singapour. Une forte baisse des entrées d’IDE a fait suite au redressement observé en 2010-2011. Les flux ont diminué dans 23 des 38 pays développés en 2012. Le recul de 32 % a été dû à une baisse de 41 % dans l’Union européenne et de 26 % aux États-Unis. Le flux des investissements directs étrangers vers l’Australie a reculé de 13 % et était de 56,9 Mds USD en 2012 (Australian Bureau of Statistics, 2012).

Environ 60 % des IDE sont concentrés dans cinq secteurs d’activité : les logiciels et les services IT, les services aux entreprises, le secteur financier, les communications et bien sûr, la mine (charbon) et l’énergie (gaz naturel). En 2012, le secteur minier a béneficié de 37 % des investissements. L’activité affichant le plus haut taux de croissance en 2012 est constitué par les services à la clientèle. Au total, les pays européens représentent 23,3 % du total des IDE, les pays de l’APEC 49,2 % et les pays de l’ASEAN 5,5 %.

Symétriquement, l’Australie reste, au niveau mondial, un investisseur peu important. Avec 610,5 Mds USD, elle détient 1,3 % du stock mondial des IDE en 2012 (en forte progression par rapport à 2008 : 240 Mds USD). Il reste que les stocks d’investissements directs australiens à l’étranger sont substantiels à l’aune de la taille du pays : 39 % du PIB en 2012 – seulement 9,6 % en 1990 (CNUCED, dernières données disponibles).

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Echanges entre la Région wallonne et l’Australie

Il est à noter que l’Australie occupe une belle 18ième place dans le classement des pays par ordre d’importance pour les statistiques wallonnes (6 premiers mois 2013) avec 131.60 millions d’€ en valeur d’exportation. Le seul pays de la zone Asie-Pacifique devançant l’Australie est la chine avec 203.73 millions d’€ en valeur d’exportation. Cette tendance est confirmée pour les trois dernières années. 

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